1960-2010. Hommage à Albert Camus
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Votre libraire vous offre La Femme adultère suivi des Muets d'Albert Camus, pour tout achat de deux Folio. Chez les libraires participant à l’opération et dans la limite des stocks disponibles. « Janine sentit soudain qu'on la regardait et se tourna vers la banquette qui prolongeait la sienne, de l'autre côté du passage. Celui-là n'était pas un Arabe et elle s'étonna de ne pas l'avoir remarqué au départ. Il portait l'uniforme des unités françaises du Sahara et un képi de toile bise sur sa face tannée de chacal, longue et pointue. Il l'examinait de ses yeux clairs, avec une sorte de maussaderie, fixement. Elle rougit tout d'un coup et revint vers son mari qui regardait toujours devant lui, dans la brume et le vent. » |
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La Postérité du soleil, née de l’amitié qui lia après la Libération Albert Camus et René Char, parut dans une version de luxe en 1965. Cette réédition en grand format permet de découvrir un texte oublié d’Albert Camus, relevant d’une écriture poétique et fragmentaire peu courante sous sa plume.
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Les relations d’Albert Camus avec la famille Gallimard furent étroites et complexes, plus que celles qui s’établissent d’habitude entre un auteur et son éditeur. Nous donnons ici quelques lettres inédites qu’Albert Camus adressa à Michel Gallimard. On y verra l’humour de Camus, son goût de la plaisanterie et la tendresse fraternelle qui l’attachait à Michel Galllimard, avec lequel il devait trouver la mort en voiture le 4 janvier 1960, sur la route entre Sens et Paris. La correspondance abondante d’Albert Camus a déjà fait l’objet de diverses publications (avec Jean Sénac, René Char, Jean Grenier, entre autres), mais n’a jamais été rassemblée de manière exhaustive.
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En réponse aux Mains sales de Sartre montées l’année précédente, Les Justes cristallisent les questions d’une époque qui n’a rien perdu de son actualité. Comment et quand prendre les armes ? A-t-on le droit de tuer un homme, au nom d’une cause juste ? et un enfant ? De l’absurde à la révolte, la pièce trace des voies de réponse en inaugurant le dernier cycle camusien, celui de l’amour. Le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'œuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : Recommandé pour les classes de lycée.
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En 1938, Albert Camus abandonne son premier roman, La Mort heureuse, pour commencer à rédiger L’Étranger. Ce premier projet romanesque, publié à titre posthume, est riche pourtant de descriptions lumineuses de la nature et de réflexions anticonformistes. Le héros, Mersault, recherche désespérément le bonheur, fut-ce au prix d’un crime. Son parcours est nourri de la jeunesse difficile et ardente de Camus ; ses choix et ses pensées annoncent les récits et les essais à venir.
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Suite à une épidémie de peste, les autorités décident de fermer la ville d'Oran. Les habitants s'organisent pour survivre au siège de cette maladie mortelle et en particulier le docteur Rieux. Il est l'un des premiers à identifier les symptômes de la maladie et devient une figure centrale dans l'organisation sanitaire de la ville. Parmi les autres personnages, certains seront attachants, d'autres sembleront ailleurs, d'autres reconnaîtront dans la catastrophe la main de Dieu qui punit les pécheurs. Mais finalement, ils seront tous embarqués dans une lutte sans merci. Celle de la survie. Christian Gonon incarne le narrateur masqué et discret de La Peste. D'une voix un peu détachée, car le narrateur se veut être un témoin fidèle, il décrit au jour le jour les « faits véritables » qui se sont produits à Oran pendant le fléau. Une lecture humble et pudique au service d'un texte mythique.
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Camus n’a plus que quelques mois à vivre quand il explique en 1959 à la télévision que ses Possédés, adaptés du roman de Dostoïevski, résument ce qu’il sait et ce qu’il croit du théâtre. L’entretien se conclut sur les inquiétudes et les espoirs que suscite en lui l’avenir de la scène. En proie à des valeurs marchandes, « ce lieu de grandeur peut devenir un lieu de bassesse » ; mais, « sous ces cintres, derrière ces toiles, erre toujours une vertu d’art et de folie qui ne peut périr et qui empêchera que tout se perde. Elle attend chacun de nous ». Dostoïevski renvoie Camus à ce que le théâtre lui a donné de meilleur. En mai 1938, il avait repris avec sa troupe du Théâtre de l’Équipe, à Alger, une adaptation des Frères Karamazov de Jacques Copeau et Jean Croué. Lui-même y avait tenu le rôle d’Ivan. Peut-être songea-t-il dès cette époque à composer une adaptation des Possédés ? « Il y a près de vingt ans en tout cas que je vois ses personnages sur la scène », écrit-il dans le programme du théâtre Antoine où sa pièce est créée le 30 janvier 1959. Pourquoi Les Possédés ? « C’est une question qu’on m’a déjà posée, n’est-ce pas », s’amuse Camus. Avec Dostoïevski, il partage un immense pessimisme corrigé par la foi. Il faut imaginer que l’homme a un avenir : ainsi pourrait-on, parodiant la dernière phrase du Mythe de Sisyphe (« Il faut imaginer Sisyphe heureux »), résumer son discours de réception du prix Nobel. De même Dostoïevski, après avoir disséqué les symptômes du mal qui ronge le monde, croit-il (parole d’Évangile) que la Grande Russie sera guérie et que le genre humain sera sauvé. Aux yeux de Camus, le vrai prophète du XXe siècle n’a pas été Marx, mais Dostoïevski. « L’homme qui a écrit : « Les questions de Dieu et de l’immortalité sont les mêmes que les questions du socialisme mais sous un autre angle », savait que désormais notre civilisation revendiquerait le salut « pour tous ou personne ». Ce pouvoir de divination s’exprime au mieux dans Les Possédés (ou Démons). Et on en vient à accepter comme une évidence que la pensée de Camus et celle de Dostoïevski ne font qu’une.
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Daru, jeune instituteur français né en Algérie, vit dans son école, au cœur des hauts plateaux. Un jour d'hiver, le gendarme Balducci lui confie un prisonnier en lui donnant l'ordre de le convoyer jusqu'à la ville voisine pour le livrer à la justice. Daru a beau refuser la mission, le gendarme s'en va et laisse là le prisonnier. Après dix bandes dessinées sur l'Algérie coloniale, Jacques Ferrandez adapte une nouvelle poignante et philosophique d'Albert Camus.
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Parce qu’il a choisi la révolte plus que la révolution, Albert Camus (1913-1960) nous a laissé une œuvre toute de netteté et d’affirmation visible, à jamais éclairée par le soleil de son Algérie natale. Toujours à l’écoute des événements de son temps, sans cesse acteur de son époque, il n’a jamais oublié de rappeler à l’homme ses vraies valeurs ni envisagé d’effacer la beauté du monde. Essayiste, dramaturge, romancier, journaliste, il a obtenu en 1957 le prix Nobel de littérature. Porteur d’un humanisme sans illusion ni mensonge, il croit en la puissance de la vérité. Raisonnant avec son cœur, il n’en cultive pas moins une conscience exigeante. Refusant tous les dogmes, il plaide pour une innocence de l’homme et un monde solidaire. En un mot, il est plus que jamais notre contemporain nécessaire, et son œuvre nous parle d’aujourd’hui. Virgil Tanase est né à Galatzi en Roumanie. Il y a poursuivi des études de lettres à l’université de Bucarest et de mise en scène au Conservatoire national. Il est établi en France depuis 1977. Devenu écrivain de langue française, il a publié une quinzaine de romans. Professeur dans différentes écoles de théâtre, il enseigne l’Histoire des spectacles à l’Institut national de l’image et du son. Metteur en scène, il a réalisé une trentaine de spectacles en France et en Roumanie.
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